La cave de Cairanne, en redressement et gérée par un administrateur judiciaire depuis février, prévoit une vague de licenciements d’ici juin pour essayer de redresser la situation. Un responsable syndical Force Ouvrière attribue la situation à « une mauvaise gestion, de trop importants investissements dans les années 2000 ». Ce qui a entrainé des départs de coopérateurs vers d’autres caves, à quoi s’ajoutent quelques mauvaises récoltes.
La cave, qui produisait 40 000 hectolitres par an, provenant de 1 000 hectares en 2009, ne reçoit maintenant que la production de raisin de 500 hectares, et ne produit plus que 14 300 hectolitres.
Les salariés demandent des prestations extralégales et des facilités, ce que le conseil d’administration comprend et approuve. Mais il est démuni, et c’est à l’administrateur judiciaire de décider.
Pour le président depuis 2011, Jean-Marc Chave, il faut « recalibrer en fonction des hectares », et « cesser de payer les directeurs de cave entre 6 000 et 12 000 euros par mois ».



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