UNE EXPOSITION POUR RÉFLÉCHIR

Nicolas Le Bras peut être fier de la réussite de son projet : organiser une exposition sur le thème de l’image. Tout est parti de son projet de Travail personnel encadré, une épreuve du baccalauréat. Avec Anissa Benaied, il a travaillé sur le thème « À croire que l’image commande ». Sa recherche portait sur la prise de pouvoir par l’image dans la société contemporaine. Après sa note, 19, il a continué à travailler avec son père sur le sujet. Il s’est adjoint trois artistes. Leur travail est exposé à la Ferme des arts.

Il s’est entouré de deux plasticiens, Mylos pour les dessins et Gipé pour les collages, avec Antoine Bonneau pour la vidéo. Avec son père, il s’est chargé de la photo.

L’exposition se présente comme un carré. Des murs provisoires sont installés, recouverts de panneaux. En entrant, à gauche, chaque panneau de Gipé représente une décennie. Le « mur » contient, selon l’artiste, 3 000 images et a nécessité 5 mois de travail.

En face, suivant la même structure, un panneau par décennie, les dessins de Mylos répondent.

Chaque mur constitue une fresque de 20 mètres carrés.

En face, un mur de photo, 1 200 images venues du Net, de magazines, de publicités, assemblées par blocs de six disposés au hasard, a été réalisé par Nicolas le Bras et son père.

Dans le coin à droite, un téléviseur laisse défiler les vidéos d’Antoine Bonneau.

Les trois artistes ont utilisé des images fortes, symboles de chacune des décennies représentées.

Au sol, des mots sont écrits à la bombe par un groupe d’élèves du lycée.

Pour le jeune organisateur de cette remarquable exposition, le but est de faire parler de l’image par l’image, de déclencher des discussions. Les mots au sol sont moins importants que l’image. « On les écrase, on les piétine », dit Nicolas Le Bras.

L’exposition se terminera le 9 février. Elle tournera ensuite dans les écoles de la Copavo.

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