Brantes dans les étoiles

La Gazette Locale est sortie un peu de son secteur. Elle est allée samedi soir (29 décembre) faire un tour à « Brantes dans les étoiles ». Et franchement, nous ne regrettons pas notre soirée. Bien sûr, pour ceux qui n’ont pas eu la prudence d’arriver tôt, la visite se mérite. Arrivés à 18 heures 30, nous n’avons pu stationner qu’au croisement en bas de la route d’accès. Ensuite, 15 minutes de marche dans le noir pour arriver. Il est prudent de se munir d’une lampe de poche.

La vue sur le village, de la route, vaut quand même les efforts faits. Rien à voir (si on ose dire) avec une arrivée en voiture, avec vision partielle et fugitive à travers le pare-brise.

Brantes est un véritable village de crèche. La vue panoramique qui s’offre au piéton (méritant) est un vrai régal.

Une fois sur place, c’est la foule. La trentaine d’artisans d’art qui exposent voient les locaux pris d’assaut. On attend une sortie pour pouvoir rentrer. Par contre, nous n’avons pas vu beaucoup d’achats.

La petite église, charmante, est ouverte et permet de s ‘asseoir pour se reposer un peu si on le souhaite.

Puis direction l’Auberge, un « Bistrot de pays » renommé. Devant, une baraque à frites temporaire travaille modérément.

Dedans, visiblement, l’adresse est connue. La salle, environ 60 couverts, est pleine. Les tables sont bout à bout, dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Chance ? Nous n’attendons pas. Nous nous retrouvons assis entre des Belges à gauche et des Allemands à droite.

Le plat principal est unique, les entrées et les desserts au choix. Tarif 22 euros, vin et café compris.

Nous choisissons en entrée les caillettes maison. Parfaites ! À en lécher l’assiette. Pas beaucoup de viande, une cuisson idéale et servies à la bonne température malgré le monde.

Ensuite, sauté d’agneau. La Gazette Locale n’est pas un guide gastronomique, et, à vrai dire, nous ne sommes pas des spécialistes. Mais nous apprécions les bonnes choses. Ce sauté par exemple. Avec une petite pointe d’épices, un gratin de pommes de terre qui n’est surement pas livré sous vide (ou alors, je veux connaître la marque), et des choux de Bruxelles. Les assiettes repartent très propres. Pour finir, une tarte tatin. À droite, la maman a sorti sa tablette et surfe sur le net, le papa est sur son smartphone, et les deux filles, chacune le leur coté, envoient des SMS.

Après avoir tué la vie de quartier, les écrans vont tuer la vie de famille.

Bon.

Retour à la voiture. Nous hésitons un peu, dans le noir, sur le chemin à prendre. C’est dur de marcher bien lesté. La route est toujours aussi noire, et la vue sur le village toujours magnifique. À la descente, le chemin est plus court qu’à la montée.

Une bonne soirée, qui s’est finie tôt.

Prochaine édition dans deux ans. Rendez-vous en 2015.

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