Manifestation devant l’école Ferry

Jeudi matin 5 décembre, quelques parents d’élèves s’étaient donné rendez-vous devant le groupe scolaire Ferry pour protester contre la reforme des rythmes scolaires et faire signer des pétitions. Ils contestent une réforme « Faite à la va-vite et sans concertation », selon leur porte-parole, David Pascal. Indépendants de toute association de parents d’élèves, un des points essentiels qui provoque leur contestation est « l’absence de projet pédagogique » du temps périscolaire. C’est selon eux une source d’inégalité entre les enfants, du fait des différences de moyens selon les communes. Les membres du collectif estiment le coût des nouvelles activités à  350 euros par an, et pense qu’une partie sera financée par les parents. Ils demandent des discussions avec les pouvoirs publics pour arrêter cette réforme et remettre à plat le système scolaire.

Pierre Meffre, qui revenait d’accompagner sa fille à l’école avec sa trottinette à la main, s’est arrêté pour discuter avec les contestataires. Pour lui, « ne pas appliquer la réforme, c’est ne rien bouger ». Comme les enseignants, qui dépendent de l’État, appliqueront, eux, la réforme, il se demande ce que deviendraient les enfants entre le prochain horaire de sortie et l’actuel horaire du périscolaire. Il conclut que ce n’est pas possible, et la commune travaille déjà à une nouvelle organisation de l’après-classe.

C’est Nicole Chauvin, adjointe aux affaires sociales, qui a la charge de la mettre en place. Elle travaille sur ce chantier depuis début 2013. Une première réunion avec les délégués des parents a eu lieu le 5 février. Des questionnaires ont ensuite été remis aux parents des écoles Ferry et Zola, pour un retour avant le 18 mai. Les questionnaires ont été exploités pour tenir compte des souhaits des parents. Également, le 2 juillet tous les enseignants de la Copavo ont été invités à une réunion entre l’inspection académique, les directeurs d’écoles et les élus, pour leur permettre de donner leurs avis. Les associations sont sollicitées. « Les choses se mettent en place progressivement, pour la prochaine rentrée », dit l’élue.
Le collectif lance de son côté une opération de boycott de l’école pour le jeudi 16 janvier 2014.
 

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