Philippe Bonnefoi, pharmacien place Montfort, a renvoyé symboliquement les clefs de son officine à Marisol Touraine, ministre de la Santé. Il participe ainsi à un mouvement national de protestation. Président départemental le l’Union syndicale des pharmaciens d’officine, il entend ainsi, avec ses confrères, protester contre les mesures prévues par le gouvernement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
Il a contacté l’ensemble des parlementaires du département pour les sensibiliser, et il attend leur réponse.
Selon l’organisation syndicale, les mesures prévues doivent conduire à une baisse des dépenses de médicament de 960 millions d’euros. Cette baisse arrive après les mesures précédentes, qui allaient dans le même sens. « Actuellement, nous assistons, sur l’ensemble de la France, à une fermeture d’officine par semaine », affirme Philippe Bonnefoy, qui ajoute « si dans les grandes villes cela ne pose pas de problème de santé publique, il en va autrement dans les endroits déjà mal desservis ». Il estime que la baisse de chiffre d’affaires correspond en moyenne à la perte d’un emploi par pharmacie. Il y a 22 000 officines en France, qui emploient 150 000 personnes, et même si les réductions d’effectifs ne sont pas aussi drastiques, « cela représente plusieurs dizaines de fois la fermeture de l’abattoir GAD ».
Il rappelle que la profession a déjà fait des efforts d’adaptation, par exemple sur les génériques, dans un cadre de négociations entre les pharmaciens, les pouvoirs publics et la Sécurité sociale. « Le contrat n’a pas été respecté », selon le syndicat.
Enfin, les pharmaciens sont opposés à la réduction des contrats de coopération commerciale, qui représentent 30 000 euros par an. « Nous demandons le maintien, et nous sommes prêts à la transparence ».




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