Chaque année, Vaison Danses présente un spectacle mêlant danse et cirque. L’édition 2018 est restée fidèle à la tradition, et le théâtre antique recevait mercredi la compagnie The Rat Pack, qui interprétait « Speakeasy ».
Après le spectacle, Antoine Abou, président de l’Université pour tous, a entamé avec les artistes et Pierre-François Heuclin, directeur du festival, un débat auquel les spectateurs ont été invités à participer. Il a constitué un intéressant complément qui a éclairé le spectacle.
Les six artistes se sont dits « déstabilisés par le théâtre antique » : ils jouent en ce moment à Paris, au Théâtre des glaces, une salle de 500 places, et jouer devant 3 000 personnes, en plein air, « c’est impressionnant ».
Les six artistes ont travaillé 23 semaines pour mettre au point le spectacle, qui a été conçu dans une optique où « le cirque soutient le scénario », et créé dans l’ordre de présentation. Il n’y a pas de solo, « ce qui se passe autour nourrit le numéro exécuté par un artiste ».
Les créateurs ont expliqué être « une génération nostalgie », où on se tourne vers le passé, dans le cinéma avec les films de Scorsese, dans la musique avec le retour de la pop…
Les personnages sont délibérément des stéréotypes.
Dans « Speakeasy », les six artistes évoluent dans une ambiance inspirée, les auteurs l’ont délibérément choisie, des films de gangsters des années 20 et 30, et dans un speakeasy, bar clandestin du temps de la prohibition. Là, six personnages interlopes, un parrain et son homme de main, la taulière, un barman, un homme qui traine et une pin-up, évoluent dans une histoire de jalousie criminelle, sur une musique de Chinese Man.
Évidemment, l’intrigue n’est que le prétexte aux « scènes » – les artistes refusent de parler de numéros – acrobatiques, souvent pleines d’humour.
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