SALE TEMPS POUR LES SANS-ABRI – mis à jour

Le mauvais temps ne nourrit pas un homme. Mardi matin, malgré un froid en dessous de zéro et du vent, un homme sans domicile était assise au bout de la Grande rue, avec ses deux chiens, pour essayer d’obtenir quelques pièces. Interrogé, il répond « cette nuit j’ai dormi dans ma voiture ». Il ajoute « elle est sur un parking, elle roule ».

Ce sans-abri est bien connu dans le quartier, il vient chaque mardi. « Il n’est pas agressif et ne gène personne », disent de lui deux dames qui semblent le connaître un peu. Elles signalent que de l’autre coté de la rue, un autre sans-abri est souvent présent, prés de la boulangerie, et que les clients lui donnent de l’argent ou de la nourriture. Il n’était pas là mardi.

Au Centre communal d’action sociale, on mentionne que deux salles sont ouvertes sous la piscine, une tout le jour, et une de 17 heures à 9 heures (et non 19 h comme écrit par erreur).

À 17 h 15, effectivement, une porte sous la piscine est grande ouverte. C’est celle des douches municipales. La température à l’intérieur est à peu près la même qu’à l’extérieur. Il y a un lavabo avec un robinet poussoir, qui fonctionne. Une salle, style vestiaire de sport, donne sur cette première salle. Sa porte est, elle aussi, grande ouverte. La salle mesure trois mètres sur trois, et trois bancs de 60 cm de large sont contre les murs. Il y a sur un des bancs un radiateur posé sur une planche, marqué « Ville de Vaison », avec un long fil électrique. Il n’est pas branché. Dans un angle, un petit sac à dos est posé.

À l’extérieur, à côté, une autre porte peut être ouverte, celle des toilettes publiques.

Mercredi matin, à 8 h 45, la porte extérieure des douches était fermée. Celle de la pièce avec les bancs était grande ouverte, le petit sac avait disparu, le fil électrique du radiateur avait été déplacé. Il y a sûrement eu une présence pendant la nuit.

Il y a à Vaison plusieurs sans-abris. Lina Blanchard en aide un régulièrement. Elle lui apporte des boissons chaudes et de la nourriture. Avec la vague de froid, elle lui a acheté une veste chaude à la Croix Rouge. Selon ce que lui a dit le sans-abri, il dormait dans sa voiture, mais il a perdu son permis, puis sa voiture. Il vivrait maintenant avec quelques camarades dans une maison sans fenêtres ni portes. Lina Blanchard regrette que si peu de gens se mobilisent pour venir en aide à ces gens. « J’ai 82 ans, je n’ai pas la possibilité de faire plus », dit-elle en espérant que de bonnes volontés vont se manifester pour aider ces sans-abri.

COMPLÉMENT – Jeudi 1er mars, 16 h 30

Madame Mlynarczyk, adjointe aux affaires sociales, a complété cet après-midi les informations fournies mardi matin par les services municipaux.

Le CCAS connaît actuellement une dizaine de personnes précaires, sans abri, ou dans des voitures, des caravanes, des mobil-home ou des appartements. Il leur remet, sans limitation, sur leur demande, des bons pour se procurer du combustible pour leur chauffage, pétrole, gaz…

Une convention existe aussi avec une entreprise de taxi pour les emmener, gratuitement, vers Buis-les-Baronnies, Orange où Avignon, ou des structures d’accueil sont en place.

Ces actions s’ajoutent à celles en place toute l’année à leur profit.

 

GALERIE PHOTO — © (Cliquez sur les images pour les ouvrir ou les faire défiler).

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