Selon une étude prospective, la population mondiale avoisinera, en 2050, les 9 milliards d’habitants dont six milliards coloniseront les métropoles.
Ce scénario pourrait être à l’origine d’une double catastrophe : une aggravation encore plus importante des inégalités avec paupérisation du milieu rural, et l’augmentation d’un vaste mouvement migratoire, source de conflits.
Face à ce constat inquiétant, l’anthropologue, journaliste Régis Meyran, invité jeudi soir, à l’amphithéâtre de la cité scolaire, par l’Université pour Tous, est venu traiter de ce sujet, à la lumière du concept « biorégions » décrit par l’urbaniste Alberto Magnaghi.
Ce concept indispensable pour remodeler le paysage urbain cherche à briser les dérives actuelles en prônant un retour à l’occupation des territoires de façon responsable, écologique et socioculturelle.
Tout en approuvant chaudement nombre de ces mesures proposées, le conférencier a cependant porté un regard critique sur certaines dérives potentielles en particulier sur le danger de l’enfermement identitaire.
En s’appuyant sur des exemples historiques précis survenus sous la Troisième République, il a averti du possible détournement de la démocratie autonome vers une balkanisation stérile et dangereuse.
Il a conclu en confirmant l’impérieuse nécessité d’opter pour un virage sociétal avec réappropriation intelligente des territoires en osmose avec la nature.
À défaut, l’évolution actuelle conduirait immanquablement à pérenniser cette nouvelle ère géologique déjà qualifiée par certains d’« Antrophocène ».
D. R.
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