Parti pour aller voir son frère à Lucques, en Italie, Marc Lestournelle a continué jusqu’à Rome. Deux mois de marche à raison de 15 à 40 kilomètres par jour, 1 500 kilomètres parcourus en deux mois, mai et juin, 26 000 mètres de dénivelé positif, avec son sac de 18 kilos sur le dos.
« Nous partons chaque année avec un couple d’amis pour faire un bout du chemin de Compostelle. Cette année, ils ne pouvaient pas venir, et ma femme non plus. Je suis parti seul pour voir mon frère », explique Marc. Il ajoute « arrivé à Lucques, j’y ai passé deux jours, puis l’appel du chemin a été le plus fort, et j’ai continué jusqu’à Rome ».
Rien de religieux dans ce voyage, juste se retrouver spirituellement, et faire des rencontres sur le chemin.
Pendant ces deux mois, il a eu du beau temps, avec seulement quatre fois de la pluie. Le trajet qu’il a suivi empruntait la Via Domitia, et, en Italie, la via Francigena. Ses principales étapes ont été Forcalquier, Montgenevre, Susa, Turin, Lucques, Sienne et Rome. Il a beaucoup utilisé son smartphone et Internet.
Il retient d’abord de ce voyage « la gentillesse et la générosité des personnes rencontrées en chemin, et le contact très fort lié au statut de pèlerin ». À plusieurs reprises, demandant de l’eau potable, car il n’y a pas toujours suffisamment de fontaines, Marc est reparti avec de l’eau bien sûr, mais aussi des fruits ou des biscuits généreusement donnés par des inconnus.
Sur le parcours, « la plus grosse difficulté a été la chaleur en Italie ». Pour dormir, en France, il a utilisé les campings, les gîtes d’étape sur le GR, les auberges de jeunesse, l’hôtel faute de mieux, et le bivouac. En Italie, « on trouve beaucoup plus de logements pour la nuit dans des dortoirs gérés par des paroisses ou des organisations religieuses aux prix très modérés et on rencontre aussi beaucoup d’endroits en système « donativo » : il y a un tronc et on laisse ce que l’on veut ».
Marc Lestournelle prépare maintenant son prochain voyage : « j’ai attrapé un virus, celui du pèlerin ». Il ira sur le chemin de Compostelle.
Pour ceux qui voudraient partir sur ses traces, il indique : « pour la partie française, il existe un guide IGN très bien fait (Topoguide GR653D). Pour la partie italienne, un site internet semble incontournable aussi bien pour la préparation des étapes que pour les adresses des hébergements : www.viefrancigene.org ».
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