FORMATION À LA DÉTECTION DE VICTIME D’AVALANCHE

Dimanche matin, à la station du Mont Serein, Pierre Peyret, guide accompagnateur de montagne avait mis en place une session de recherche de victimes d’avalanche. Bien que la neige n’ait pas encore été au rendez-vous, les participants ont évolué sur des pistes clairsemées d’un patchwork de neige, de glace et d’herbe pour réviser leurs classiques en attendant des jours meilleurs.

Pierre Peyret expliquait : « Enseveli sous la neige alors que vous étiez tranquillement en train de traverser une pente en raquette, à ski ou crampons aux pieds vous n’avez pas vu partir la plaque de neige et vous voilà brassé, tourneboulé jusqu’au pied de la pente… sous un mètre de neige… il fait nuit tout à coup, vous ne pouvez plus bouger, votre pouls s’accélère, vous tentez de respirer, les minutes défilent, la panique vous submerge, et puis plus rien… durant de longues minutes horribles… Soudain vous entendez des bruits sourds au-dessus de votre tête et puis un coup contre votre hanche, des mains qui s’affairent dans la confusion et les appels réconfortants et, enfin ! la lumière et les poumons s’emplissent d’un air glacial, mais salvateur. Vos copains vous ont retrouvés ! Quel bonheur ! Grâce à ce petit appareil collé contre votre torse, le DVA (Détecteur de victime d’avalanche) votre position sous la neige a permis à vos amis de vous localiser presque… comme un pokémon glacé ! ».

Indispensable dans les activités aventurières en milieu montagnard enneigé non surveillé, les DVA, associés à une sonde et une pelle escamotables, et de solides compétences dans la recherche, sont aujourd’hui incontournables en montagne pour les sportifs, randonneurs, surfeurs, skieurs, pisteurs, secouristes… Ces petits appareils émettent des ondes et sont capables, si on pratique régulièrement, de retrouver une personne (et même plusieurs) enfouie sous plusieurs mètres de neige.

Encore faut-il intervenir au plus vite. Dans les 15 premières minutes on a 80 % de chance de survie, au-delà les chiffres chutent, car sous la neige, pas ou peu d’air pour respirer, hélas.

Et Pierre Peyret clôturait cet exercice matinal en ces termes : « Rapide, efficace dans ses gestes, aidés d’autres compagnons équipés et compétents, un équipier peut vous retrouver et vous sauver la vie. Pensez à apprendre à vous servir de vos DVA, recyclez-vous chaque début de saison, ne partez jamais seul, prenez connaissances des conditions météorologiques, du BRA (Bulletin d’estimation du risque d’avalanche), partez avec des personnes compétentes et équipées elles aussi, et surtout face à la montagne, restez humble et n’hésitez pas à faire demi-tour et renoncer à une course… si belle soit-elle.

Prochaine session, le samedi 14 janvier, à la station du Mont Serein. Rendez-vous à 10 heures devant le chalet d’accueil, en bas des pistes pour 1 h 30 de formation.

Informations, contact et réservation au 06 08 00 76 30 ou par mail : pierreetleloup@orange.fr

 

GALERIE PHOTO –   © (cliquez sur les images pour les ouvrir ou les faire défiler).

 

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