Les surfaces constructibles vont passer de 17 hectares à moins de six. La présentation des grandes orientations du futur PLU de la commune, en cours de révision, a expliqué les raisons de ces modifications.
Actuellement, du fait des lois Grenelle et Alur, il n’y a pas de limite aux surfaces qui peuvent être construites sur les terrains classés « constructibles » ni pour les extensions de constructions existantes. Pour la municipalité, qui veut prioritairement conserver à Sablet son caractère et éviter qu’il devienne un village-dortoir, il faut maîtriser les évolutions, ce qui passe par une modification des possibilités de construire.
Une révision du Plu a été engagée. Ses grandes orientations et le diagnostic ont été présentés jeudi soir à la salle des fêtes par le maire, Jean-Pierre Larguier, accompagné de Jean-Baptiste Pohrel d’Habitat Développement, devant une centaine de personnes.
La municipalité veut limiter croissance de la population à 200 habitants en 10 ans. Le maire a expliqué qu’un accroissement plus important n’était pas soutenable pour la commune, qui n’a pas les moyens de faire face aux extensions de services publics qu’il exigerait. Il parlait des réseaux électriques, d’eau, d’assainissement, de voirie, de capacité scolaire…
Pour loger ces 200 habitants supplémentaires, le bureau d’études estime qu’il faudrait 115 logements, en tenant compte des évolutions sociologiques. Au cours des 10 dernières années, 80 logements ont été construits, « consommant » cinq hectares de terrain. Trois autres hectares ont été utilisés pour des activités économiques. Une partie des 115 logements, 20 %, pourra être créée par « densification », c’est-à-dire par construction sur des terrains déjà bâtis. Dans un premier temps, la commune devrait limiter les terrains constructibles à environs cinq hectares. Le maire a insisté pour expliquer que sur les 17 hectares actuellement classés en zone constructible, tous ne le sont pas réellement, par manque de réseau, eau, électricité, voirie, bornes d’incendie…
Les délimitations des zones devront tenir compte des contraintes : zones de risque, comme l’Ouvèze ou les secteurs à risque d’incendies, zones protégées, réseaux, Scot…
Jean-Pierre Larugier a rappelé les trois priorités du futur PLU, qui « ne devra pas être une somme d’intérêts particuliers » : protéger les terrains favorables à l’agriculture, conforter l’identité du village, préserver la qualité du territoire.
Le zonage devrait être présenté à la population en septembre.
LE DIAGNOSTIC
L’élaboration d’un PLU commence par une phase de diagnostic. Elle est achevée. Elle a mis en avant une augmentation modérée de la population, de l’ordre de 1.5 % par an. Mais celle-ci vieillit. Plus de la moitié des habitants a plus de 45 ans. 30 % des logements sont des résidences secondaires, un quart des logements sont dans le secteur locatif. Il y a un manque de petits logements. Les infrastructures permettront d’absorber les 200 habitants supplémentaires, mais le réseau électrique et le groupe scolaire arriveront à leurs limites.



Aucun commentaire