RYTHMES SCOLAIRES : MOTION AU CONSEIL MUNICIPAL

Le prochain conseil municipal se prononcera sur une demande de moratoire sur la réforme des rythmes scolaires. La commune souhaite ce changement, de même que les parents. Pour Jean-François Périlhou, qui exposait mardi son point de vue à la presse, cette réforme « a des aspects discutables, tant pour les parents que les enfants ou les enseignants ». Il estime à 150 euros par an et par enfant, en se basant sur les chiffres de l’Association des maires de France, soit pour Vaison et les 560 élèves concernés un montant annuel de 50 000 euros, « chiffre à affiner ».

Il affirme « l’urgence c’est d’apprendre à lire, à écrire et à compter. Il faut se recentrer sur cette priorité ».

Il est conscient que la demande de la ville ne suffira pas, mais « c’est une voix de plus pour les contres », et il y a un mouvement de fond. Il s’attend à une « catastrophe en septembre, car les choses n’arrêtent pas changer ».

De leurs côtés, les parents d’élève ont entrepris de demander l’avis de leurs adhérents.

 

LE TEXTE DE LA MOTION SOUMISE AU CONSEIL MUNICIPAL

Motion de demande d’un moratoire concernant l’application de la réforme des rythmes scolaires.

           

Évoquée depuis plusieurs mois et imposée par décret, la réforme des rythmes scolaires désorganise la totalité de la chaîne éducative pour un coût édifiant en période de crise.

En manifestant dès le mois de mars 2013, enseignants, parents, élus locaux et personnels des écoles signifiaient au ministre que cette réforme n’était pas la priorité dont l’École avait besoin.

Près d’un élève sur deux entre aujourd’hui au collège sans suffisamment maîtriser les fondamentaux : lire, écrire, compter. C’est là le véritable défi à relever.

Loin de cet objectif, la proposition d’introduction de quelques heures d’activités périscolaires a justifié la création d’un fonds étatique de 250 millions d’euros et le recours à la caisse nationale d’allocations familiales pour aider les communes. Mais les fonds mis à disposition par l’État ne suffiront pas à financer une réforme qui coûtera plus d’un milliard par an, d’autant qu’il ne s’agit que d’un fonds à durée très limitée, jusqu’en juin 2015.

Les mesures annoncées ces jours-ci par le nouveau ministre de l’Éducation nationale sur l’assouplissement de la réforme des rythmes scolaires montrent qu’il a pris en compte certaines critiques et suggestions. Néanmoins, ces mesures sont largement insuffisantes. Rien n’est envisagé pour couvrir les dépenses lourdes engendrées par le nouvel aménagement du temps scolaire.

Les communes ne pourront pas faire face simultanément à une diminution sans précédent, des dotations aux collectivités locales et à l’importante augmentation des dépenses induites par le nouvel aménagement des rythmes scolaires.

De plus, sous prétexte d’agir dans l’intérêt de l’enfant, la réforme n’a rien changé si ce n’est une demi-journée de présence supplémentaire de l’enfant à l’école.

Il n’est pas trop tard pour suspendre cette réforme et prendre le temps d’une concertation qui tienne compte véritablement de l’intérêt de l’élève, tout en satisfaisant aux impératifs de tous les acteurs.

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