L’Université pour tous de Vaison-la-Romaine a choisi pour fil conducteur de sa nouvelle saison le thème « 1919-1929, les Années folles : le temps de l’espérance, le temps des illusions ». Pour introduire ce cycle de conférences, un montage audiovisuel propose au public une immersion dans cette décennie qui a profondément marqué l’histoire du XXe siècle.
À la sortie de la Première Guerre mondiale, la société française oscille entre douleur et désir de renouveau. Si les campagnes portent encore les stigmates du conflit, le Paris des milieux privilégiés découvre de nouvelles façons de vivre, de se divertir et de célébrer la modernité. Les chansons populaires de l’époque illustrent particulièrement ce contraste entre le souvenir toujours présent des tranchées et l’aspiration à tourner la page.
Cette période est marquée par des bouleversements majeurs. La France tente de se reconstruire après un conflit qui a causé près de 1,7 million de morts, dont de nombreux civils, laissé des milliers de blessés mutilés et engendré d’innombrables traumatismes. Le traité de Versailles redessine l’Europe tandis que les États-Unis s’imposent progressivement comme un modèle économique et culturel. Dans ce contexte, la modernité et la vitesse deviennent les symboles d’une époque tournée vers l’avenir.
Mais derrière l’enthousiasme et les progrès techniques se dessinent également de nombreuses illusions : l’espoir d’une paix définitive, la croyance en une prospérité sans limites ou encore la confiance dans un progrès capable de résoudre toutes les difficultés.
Comme les pages d’un almanach que l’on feuillette, le montage proposé retrace année après année les événements, images, textes et musiques qui ont marqué cette décennie. Sans prétendre en épuiser la richesse, il offre un aperçu des grandes transformations qui seront ensuite approfondies lors des conférences de la saison.
Antoine Abou, philosophe de formation, est maître de conférences honoraire et président de l’Université pour tous de Vaison-la-Romaine. Enseignant–chercheur, il a créé une licence et une maîtrise de sciences de l’éducation à l’Université des Antilles et de la Guyane. Il a particulièrement travaillé sur la sociologie de l’éducation, de l’art et des Antilles. Dans sa vie professionnelle, il s’est particulièrement intéressé aux problèmes d’éducation dans la Caraïbe. Et dans ses autres vies, la musique, les associations, la photographie et le journalisme ont absorbé une bonne partie de son temps.
Emji Giletti a suivi des études de philosophie à la Sorbonne et obtenu un doctorat d’anthropologie à l’École pratique des Hautes études en sciences sociales sur la question identitaire aux Antilles. Professeur de philosophie en IUFM, elle s’est intéressée en particulier à l’histoire des idées pédagogiques qu’elle a enseignée à l’Université des Antilles et de la Guyane en philosophie de l’éducation. Elle a eu des responsabilités au niveau académique sur la conception et la mise en œuvre des plans de formation continue des enseignants et des formateurs.
Conférence jeudi 8 octobre à 18 h au Théâtre des 2 mondes.




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