Anouk Aubert et Maud Pouyé sont désormais à la tête de la librairie Monfort.
À l’occasion de leur arrivée, Anouk a reçu la Gazette locale en entretien.
Quel a été votre parcours jusqu’à aujourd’hui ?
Tout comme Maud, je suis passée par l’éducation nationale en tant que CPE, puis faisant fonction de proviseur à Saint-Ouen. Toutes les deux, nous étions convaincues par l’idée du service public. Mais rapidement, il y a eu une grosse désillusion. J’ai donc lâché l’éducation nationale pour un poste dans une librairie pendant un an où j’ai appris beaucoup de choses.
Puis avec Maud, nous avons créé notre librairie « Les parleuses » à Nice en 2018. Rapidement et à la suite d’une action militante, notre librairie a pris une coloration féministe engagée radicale… On s’est alors senties trop catégorisées. Et puis habiter cette grosse ville ne nous plaisait plus.
C’est alors que la rencontre avec Dominique Boulard est intervenue via une autre Dominique, et les choses se sont faites : il y a eu cession de parts sociales pour éviter l’interruption d’activité, nous avons déménagé en juillet et nous sommes là !
Comment vivez-vous ces premières semaines à la tête de la librairie Monfort ?
Nous avons été extrêmement bien accueillies. Et moi je suis bien plus sereine qu’avant et admirative du travail fourni par Dominique Boulard.
Nous avons découvert un spectre de clientèle très large avec beaucoup de gens différents : c’est un vrai plus.
Et la ville de Vaison, nous change de la ville de Nice, dont on avait vraiment assez !
Nous avons bien sûr gardé dans l’équipe Tess, salariée en CDI et peut-être pourrons-nous d’ici l’année prochaine embaucher quelqu’un en plus. Tout va dépendre des résultats des premiers mois.
Avez-vous des projets ? Allez-vous développer la vente de livres d’occasion ?
Dans l’immédiat, pas de projet particulier. Comme on l’a fait la semaine dernière avec Laurine Roux, on va régulièrement inviter des auteurs. On va bien sûr suivre Dominique Boulard pour son festival, « Lire en novembre 2027 ».
Pour ce qui est des livres d’occasion, c’est vraiment un autre métier et ce n’est pas facile de faire cohabiter livre neuf et livre d’occasion. Et puis pour nous, il y a de toute façon un problème de place.
En conclusion ?
Avec Maud, ce qui nous unit depuis le début c’est le goût du romanesque.
Quoi de mieux pour tenir une librairie ? Alors bon vent à Anouk et Maud.




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