Laine, fils, ruban, boutons, aiguilles… (2)

L’aventure continue pour la mercerie de Vaison

Depuis début mai, un tout nouveau et très beau magasin baptisé « Chas-Maille » au 13 rue Jules Ferry propose aux amateurs de tricot, de broderie, de crochet… toute la panoplie pour s’adonner à leurs travaux d’aiguille préférés.

Stéphanie Lechevalier s’est lancée dans cette belle aventure, aidée en cela par Paule et Michèle, mercières bien connues à Vaison (voir notre publication récente).

« J’ai travaillé pendant 32 ans dans la banque et l’idée de faire autre chose a germé dans ma tête il y a 25 ans… Mais c’était un doux rêve. Aujourd’hui, avec moins de pression financière, j’ai voulu faire quelque chose qui me tenait vraiment à cœur. Et l’opportunité a été bien sûr le départ de Paule. D’autant que la ville de Vaison me tenait à cœur, car j’y ai constaté un beau dynamisme et une belle ambiance commerciale », explique Stéphanie, tout sourire.

Et apparemment, elle aussi a constaté que, depuis le COVID, l’image des travaux d’aiguille a été largement dépoussiérée et les jeunes surtout sont revenus au crochet, mais aussi au tricot, à la broderie.

Selon elle, les amateurs de travaux d’aiguille ont vraiment besoin de toucher la matière, expérimenter la douceur, la souplesse, la couleur de la laine, du fil : ce côté charnel de la matière est essentiel.

« Derrière une boutique, il y a aussi l’idée de créer et de garder du lien autour d’un plaisir partagé » déclare la commerçante en expliquant vouloir lancer des cours d’initiation et des ateliers pour les enfants (bon moyen d’échapper aux écrans…) mais aussi pour les adultes. Un « Café tricot » y est déjà organisé tous les vendredis après-midi avec des tricoteuses de Nyons et de Vaison.

« Un atelier peut permettre de donner l’envie ou de redonner le déclic en se rappelant ce que l’on a fait étant jeune. Il est même prouvé que le tricot a un effet thérapeutique, car se concentrer sur une activité manuelle peut aider : les écoles, les hôpitaux, les EHPAD, l’expérimentent. »

Et de conclure : « je suis heureuse, j’ai le sourire et je rencontre des sourires. Je souhaite que mon magasin soit un diffuseur de bonheur. »

Photo : Stéphanie Le Chevalier, en son magasin « diffuseur de bonheur »

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