La guerre d’Algérie dans l’imaginaire français – Conférence

Rémi Dalisson, professeur des universités en histoire aujourd’hui retraité est l’invité du Centre d’Information Culturelle (CIC) pour prononcer une conférence intitulée « Mémoires et enjeux de la guerre d’Algérie, une boîte à chagrin qui hante l’imaginaire français », consacrée aux mémoires et aux enjeux de la guerre d’Algérie, cette « boîte à chagrin » qui continue de hanter l’imaginaire français. Depuis les accords d’Évian en 1962, le conflit ne cesse de réapparaître dans le débat public, qu’il s’agisse des campagnes électorales, des commémorations du 19 mars ou des tensions suscitées par les inaugurations de rues portant cette date. Même l’école n’échappe pas à ces débats, les élèves de terminale étant invités à étudier les mémoires de cette guerre dont les interprétations demeurent profondément divergentes.

Cette persistance mémorielle, souvent tiraillée entre histoire et usages politiques, se cristallise particulièrement autour de la question de la commémoration de la fin du conflit. Dans un pays attaché aux cérémonies publiques et à la pédagogie civique par la fête, cette date concentre à elle seule les fractures identitaires, les héritages contradictoires et les sensibilités encore vives liés à l’Algérie. En replaçant cette « impossible commémoration » dans son contexte national, en observant les groupes mémoriels, les pratiques locales et les héritages symboliques, Rémi Dalisson mettra en lumière les stigmates laissés par la guerre, le poids de sa mémoire et les interrogations qu’elle continue de susciter dans une nation en quête de récit commun.

Rémi Dalisson est déjà intervenu devant le public du CIC. En février 2025, il a présenté « Napoléon III, l’empereur voyageur », conférence particulièrement appréciée par le public. Professeur des universités, il est spécialisé dans l’étude des sociabilités et des politiques culturelles aux XIXe et XXe siècles. Après 15 ans d’enseignement dans le secondaire, il fait une thèse sur les fêtes publiques entre 1815 et 1939, définissant une « sociabilité festive ». Il travaille sur les politiques symboliques, les rapports entre histoire et mémoire et les commémorations de guerre.

Conférence à l’espace culturel mercredi 29 avril à 18 h. Entrée libre.

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