Mobilisation contre la fermeture de classes devant l’école Jules Ferry

Ce lundi 30 mars à 16 h 30, une cinquantaine de parents d’élèves, d’enfants, d’élus locaux et de soutiens se sont rassemblés devant l’école Jules Ferry à Vaison-la-Romaine pour protester contre la fermeture annoncée de deux classes : l’une à Jules Ferry, l’autre à l’école Émilie Zola.

Avec un mistral venu lui aussi affirmer son mécontentement, les manifestants ont répondu présents, déterminés à faire entendre leur voix. Pancartes à la main, petits et grands affichaient des messages sans équivoque : « Classes fermées, enfants en danger », « Non à la fermeture », « Classes sacrifiées, enfants pénalisés », « Pour notre école », « Pour nos enfants », « Pour notre ville ».

Dans une ambiance familiale, conviviale et solidaire, la mobilisation s’est déroulée dans le calme, sous la protection de la Gendarmerie Nationale. Un moment marqué par la cohésion et un fort sentiment d’engagement collectif pour la défense de l’école publique.

Un seuil jugé trop juste

Au cœur des inquiétudes : les chiffres. Alors que le seuil fixé par l’Académie est de 23 élèves par classe, la prévision pour l’école Jules Ferry est de 23,16 élèves par classe après fermeture. Une différence minime, mais aux conséquences majeures pour les familles, qui dénoncent une décision prise « à la limite », sans marge, car des arrivées peuvent avoir lieu jusqu’au mois d’août, chargeant ainsi les classes.

Une mobilisation appelée à se poursuivre

Cette première action pourrait ne pas rester isolée. À l’appel des syndicats de l’Éducation Nationale, une grève ainsi qu’une manifestation devant la direction académique d’Avignon sont prévues aujourd’hui 31 mars.

Cette mobilisation intervient à la veille de la réunion du CSA (Comité social d’Administration), au cours de laquelle seront annoncées les fermetures de classes dans le département pour la rentrée 2026, une échéance cruciale pour les parents et les enseignants

« Nos enfants ne sont pas des chiffres »

Parmi les manifestants, la colère est palpable : « On refuse que nos enfants se retrouvent dans des classes surchargées. Déjà aujourd’hui, ils ont du mal à se concentrer, alors demain, avec encore plus d’élèves, comment feront-ils ? On parle de leur avenir, pas de statistiques. Nos enfants ne sont pas des chiffres. » Un autre parent ajoute : « Derrière une fermeture de classe, il y a une baisse de la qualité d’enseignement. Les enseignants font déjà énormément avec les moyens qu’ils ont. Là, on leur en demande encore plus, au détriment de nos enfants. »

Une alternative proposée par les parents

Ophélie Weber, parent d’élève élue à l’école Jules Ferry depuis deux ans, défend une solution alternative : « Il existe ce qu’on appelle une zone tampon. Sa mise en place permet d’équilibrer les effectifs entre nos deux groupes scolaires et d’éviter une fermeture totale ou au moins de limiter l’impact en ne fermant qu’une classe sur les deux écoles. »

Elle insiste également sur les conséquences concrètes : « Ce qui doit primer, c’est le bien-être des enfants. Ceux qui sont déjà en difficulté le seront encore davantage dans des classes surchargées. Et pour les enseignants, cela représente une charge supplémentaire importante, qui complique leur mission au quotidien. »

Face à une décision attendue dans les prochains jours, parents, enseignants et élus restent mobilisés. Tous espèrent encore infléchir la position de l’Académie et préserver les conditions d’apprentissage pour les élèves de Vaison-la-Romaine.

Encore un article correctement orthographié par Elisabeth Jones pour la Gazette Locale.

Aucun commentaire

Envoyer le commentaire