Quand l’archéologie fait entendre la musique des Gaulois

Dans le cadre d’un projet sur la musique dans l’Antiquité associant le collège Joseph d’Arbaud, le service du Patrimoine, les guides-conférenciers du musée de Vaison-la-Romaine et l’Université pour tous, Christophe Vendries, professeur d’histoire romaine à l’Université de Rennes 2 était invité lundi dernier pour une conférence sur l’archéologie musicale de la Gaule celtique et romaine, qui a réuni environ 80 personnes à l’Espace culturel.
Avec une grande précision et un goût certain pour une pédagogie efficace, le professeur Vendries a développé ce qu’on entend par « archéologie musicale », une discipline scientifique qui recherche ce que pouvaient être les instruments de l’époque et ce à quoi ils pouvaient être associés du point de vue des pratiques sociales en utilisant des textes, des documents figurés et des objets comme des vestiges d’instruments ou des monnaies.
On devine combien la tâche est ardue, du fait de l’état des vestiges, du peu d’inscriptions gauloises et de notre ignorance complète du répertoire musical des Gaulois. Toutefois, outre la trompette souvent très ouvragée, liée au pouvoir et à l’armée, et la lyre associé à la poésie, on a retrouvé des instruments à vent comme les flûtes, le cor, le hautbois, des percussions comme les cymbales ou les hochets, des instruments à cordes comme le luth.
Pour terminer, le conférencier nous a surpris en nous faisant écouter la restitution sonore d’une trompette de grande dimension, restitution réalisée par l’IRCAM (Institut de recherche et coordination acoustique/ musique, créé par Pierre Boulez) qui concrétisait ce qui reste le plus souvent des hypothèses de chercheurs.

Prochaine conférence de l’Université pour tous : jeudi 12 février à 18 heures, au théâtre des Deux Mondes : « les pluralités des mondes », par Xavier Delfosse, astronome de l’observatoire des sciences de l’univers de Grenoble.

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