La Gaule Vaisonnaise, présidée par Noël Fréard, a réuni samedi après‑midi une vingtaine de ses 250 adhérents à la Maison des associations pour son assemblée générale. L’occasion de dresser un état des lieux d’une activité de plus en plus fragilisée par le changement climatique.
Des lâchers de poissons au cœur de l’activité
Les lâchers de poissons restent la principale mission de l’association et mobilisent l’essentiel de son budget. Truites et autres espèces adaptées sont introduites dans les rivières de première catégorie — l’Ouvèze, le Toulourenc, le Groseau — ainsi que dans les lacs du Paty et de Sablet. Mais la hausse des températures inquiète : avec une eau qui peut atteindre 30° en été, une partie des poissons ne survit pas. Autre difficulté : les poissons issus des lâchers se reproduisent mal avec les espèces locales.
Des lacs sous pression
Le lac de Sablet est particulièrement menacé. Alimenté autrefois par une prise d’eau agricole, il pourrait disparaître avec l’abandon du canal d’irrigation. Au Paty, le barrage — l’un des plus anciens de France — doit être réhabilité. Les travaux, déjà reportés, soulèvent une question : le lac sera‑t‑il maintenu durant le chantier ? L’association adaptera ses lâchers en fonction du calendrier.
Le Groseau, pourtant d’une grande qualité à sa source, souffre quant à lui de pollutions dans la traversée de Malaucène, déplorent les pêcheurs.
Pression des cormorans
Les comptages réalisés par l’association montrent une présence notable de cormorans : sept à huit à Vaison, quatre à cinq à Gigondas. Chaque oiseau consomme environ 700 g de poisson par jour, un impact non négligeable sur les populations piscicoles.
Priorités 2026
En 2026, la Gaule Vaisonnaise entend poursuivre ses actions habituelles, mais mettra l’accent sur deux dossiers : le maintien du parcours no kill, en partenariat avec le lycée agricole de Richerenches et la communication autour du projet de réhabilitation du barrage du Paty.



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