Un hommage a été rendu samedi après midi aux maquisards tombés le 25 mars 1944 à la Sainte Croix. Les élus, les anciens combattants, et un détachement des pompiers accompagné des jeunes sapeurs-pompiers ont participé à la cérémonie. Après le dépôt de gerbes et les sonneries, les participants se sont rendus à l’endroit même ou sont tombés les Résistants.
Cette cérémonie commémore le sacrifice de cinq d’entre eux, Jacques Albert Gondrand, 18 ans, Gabriel Caillet, 22 ans, Émile Irénée Jayet, 37 ans, tués, et la mémoire de deux prisonniers déportés et disparus lors de l’attaque du camp, Georges Defuide 20 ans, Eugène Reynaud 40 ans.
À l’époque, les lieux n’étaient que bois et taillis, ils ont été défrichés et plantés en vigne dans la seconde moitie du XXe siècle.
Après la tragédie d’Izon-la-Bruisse, en février 1944, où trente-cinq résistants avaient été capturés et fusillés, l’ordre avait été donné de se disperser par petits groupes. C’est un de ces groupes, qui, probablement trahi, a été attaqué par les Allemands le 25 mars 1944. Trois Résistants se sacrifient pour couvrir la retraite de leurs camarades. Deux sont tués dans l’engagement. Jacques Gondrand, 18 ans, est pris, garrotté avec du fil de fer, torturé et exécuté.
Formellement, la stèle est sur le territoire de Saint Romain en Viennois. Elle a été érigée à proximité de la ferme Valentin. Six communes ont participé à cette érection : Mirabel-aux-Baronnies et Piégon pour la Drôme, Puyméras, Villedieu, Saint-Romain-en-Viennois et Vaison-la-Romaine pour le Vaucluse. Elle est un hommage aux cinq morts ou disparus du « maquis de Mirabel ».
La cérémonie a été avancée au 22 mars pour des raisons civiques. En effet, entre les deux tours des élections, il est possible de se retrouver dans certaines communes avec l’ancien maire qui n’est plus élu, et son successeur qui n’est pas encore désigné, d’où de délicates questions de protocole.
Deux autres cérémonies d’hommage ont suivi, au Monument de la place Georges Brassens et au quartier de Baye.




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