ÉCONOMIE : LA VIGNE A UN TOURNANT

Négociants et agriculteurs ne sont pas d’accord sur l’avenir de la viticulture. La bataille européenne sur les autorisations de nouvelles vignes crée l’effervescence.

En 2008, à l’unanimité, les ministres de l’Agriculture des états membres entérinaient la suppression des « droits de plantation » à partir de 2016, et la liberté de plantation partout en Europe. Devant la mobilisation de la filière, la commission a rouvert le débat.

Il oppose les vignerons, qui sont attachés au système actuel des appellations d’origine contrôlées, et les commerçants et les entreprises viticoles, qui veulent vendre du vin sous leur marque, sans appellation, et la prise en main du secteur par de grands groupes. De son côté, Bruxelles maintient son souhait de mettre fin au régime actuel. Les droits de plantation seraient remplacés par une autorisation de plantation.

La France, de son côté prépare un plan stratégique de la filière viticole 2025, qui sera présenté en juin.

Le groupe vin au Copa-Cogega, groupe de syndicats agricoles, négocie à Bruxelles au nom des coopérateurs. Il souhaite la production de vin de marque, comme la grande distribution, et l’Union des maisons et marques de vin.

Les vignerons veulent conserver le système des AOC, très favorable à la France au plan international. Ils estiment qu’il y a un risque de déstabilisation si l’on plante des vignes sans indication en zone AOC, et qu’on demande ensuite le classement en AOC.

Les solutions apportées conditionneront l’avenir de la filière, et donc de l’économie locale.

 

DES CHIFFRES

La France est le troisième producteur mondial en volume, avec 42 millions d’hectolitres. Devant elle, il y a l’Italie (44.9 millions), et l’Espagne (44,7 millions).

Mais elle est la première en terme d’exportation, avec 7.38 milliards d’euros, devant l’Italie (5 milliards) et l’Espagne (2.5 milliards).

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