Samedi, en début d’après-midi, le député de la Drôme a été reçu en mairie par Jean-François Périlhou et Chantal Mure. Il était invité en tant que président du réseau « Les 100 plus beaux détours de France », qu’il préside depuis 2012.
Il a présenté le travail de ce qui réseau créé en 1998, qui regroupe des communes touristiques, dont Vaison-la-Romaine. Leur nombre est volontairement limité à 100. Elles doivent répondre à certains critères : avoir entre 2 000 et 20 000 habitants, un patrimoine touristique et des capacités hôtelières. Il leur faut aussi mettre en avant leur patrimoine et être à l’écart des grands axes routiers « pour mériter l’appellation détour ».
Le guide touristique qu’édite l’association « est le plus gros tirage de France dans sa catégorie, avec 230 000 exemplaires diffusés », a exposé Hervé Mariton. Il présente des villes phares, comme Vaison-la-Romaine, et d’autres moins connues. Il est très utilisé par les campings-caristes, car l’espacement entre les villes répertoriées correspond bien à leur façon de voyager.
Le regroupement des villes adhérentes en réseaux régionaux permet des échanges d’expérience. Les réflexions portent sur la signalétique, le commerce en centre-ville, les relations et la répartition des compétences entre communes et intercommunalités en matière de tourisme… « Notre but est d’attirer des visiteurs de Russie, de Chine, du Japon… hors des circuits habituels et de faire découvrir l’intérêt du milieu rural au tourisme international », a expliqué Hervé Mariton.
Les cent villes adhérentes reçoivent tous les quatre ans la visite d’une équipe d’audit, fournie par le guide Michelin, qui fait un bilan des points forts, des points faibles, et des possibilités de développement de la commune. Cet audit fait partie des éléments de crédibilité du réseau. Les élus peuvent ensuite s’en inspirer pour orienter leur action.
Jean-François Périlhou, « fier de la venue à Vaison du président du réseau », a exposé sa vision de la politique touristique pour sa ville. Le maire a répété son souhait d’étendre la saison touristique. Il souhaite aussi utiliser le levier de la notoriété malheureusement acquise avec les inondations de 1992 pour « retourner l’identité de 1992 à notre profit, alors que l’économie réelle est peu développée en dehors du tourisme ». Il a exposé à son visiteur son projet de regrouper les « villes romaines » du sud de la France en réseau pour permettre des actions communes, et pour sortir Vaison-la-Romaine de l’image de 1992 dans l’esprit des touristes.
La discussion entre les deux élus a pris ensuite un tour plus informel. Il a été question de la capacité hôtelière de la ville, « qui devrait être adaptée », et des moyens de faire venir à Vaison des groupes pour des congrès ou des réunions professionnelles, un des objectifs de la municipalité.
Hervé Mariton a raconté comment il était arrivé à la présidence de l’association. À la suite d’une discussion avec Jean-Louis Beffa, président de Saint-Gobain, il a pris conscience de l’importance du tourisme dans l’économie, et a décidé de s’investir pour le développer. Au même moment, le président fondateur de l’association Jean-Jacques Descamps, ancien secrétaire d’État chargé au Tourisme du gouvernement Jacques Chirac (1986-1988), et maire de Loches, souhaitait se désengager de la présidence. Hervé Mariton a présenté sa candidature, qui a été retenue.



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