ANSATU ET MAÏLO VONT EXPOSER À PEKIN

Les deux artistes de la Haute Ville, Ansatu, peintre, et Maïlo, photographe, vont participer au salon « Art China », organisé à Pékin dans le cadre de la commémoration de la reconnaissance de la République Populaire de Chine par la France, il y a cinquante ans.

Les talentueuses jeunes femmes participent à de nombreux salons, et c’est sur l’un d’eux qu’on leur a proposé de participer à l’événement.

Avec une dizaine d’autres artistes, elles constituent un « pôle français » pour ce salon.

« Sur un salon, on ne peut jamais prédire le résultat », disent-elles. « Tantôt ça marche bien, tantôt pas. Si on est connu, les visiteurs achètent le nom, sinon, il faut compter sur le coup de cœur ».

Pour elles, ce salon est un moyen de se faire connaître et de tester le marché de ce pays de plus de 1.3 milliard d’habitants.

Maïlo, photographe qui qualifie ses oeuvres de « surréalistes – poétiques » emmène des montages et des paysages chinois qu’elle a réalisés lors d’un précédent voyage, mais rien de réalisé spécialement.

Elle s’exprime à travers des montages, et voyage pour accumuler du matériel. Dans son laboratoire informatique, elle imagine une histoire, et va puiser dans ses milliers de photos les éléments pour son montage. Il lui faut souvent plusieurs semaines de travail pour arriver au résultat souhaité. Ses compositions utilisent couramment des images venant de cinq ou six pays différents. Elle affectionne particulièrement le format carré. Elle expose depuis 2012 des photos tirées sur de l’aluminium brossé. « En se déplaçant, l’image change, c’est une nouvelle approche », dit-elle. Elle mentionne : « Sur 10 000 images rapportées, j’en utilise une vingtaine ». Maïlo a collaboré à de nombreuses publications, documentaires et artistiques. Le Centre Georges Pompidou à Paris a sélectionné ses oeuvres pour sa boutique.

Ansatu, peintre, sensible à la circulation de l’énergie du monde et aux excès de la civilisation industrielle, avait préparé des tableaux pour ce salon. Mais plusieurs ont été vendus, et elle a dû beaucoup travailler pour avoir assez de toiles à présenter. Elle retranscrit dans ses tableaux ses émotions. Elle produit une peinture tendre. Pour elle, les voyages lointains sont un retour aux sources, loin d’une civilisation dominée par le désir de posséder et la dépendance qu’il suscite. C’est là qu’elle peut ressentir les grands mouvements qui traversent la planète. « L’humanité se regarde à distance ». Elle observe la répétition, violente et récurrente, et constate que tout est rythmé, la musique, la marche, les productions des usines…

Ses œuvres sont volontiers à base de motifs répétitifs, rythmés, dans lesquels elle introduit subtilement un désordre libérateur. Elle figure ainsi sa conviction que « tout est répétition ». Un autre de ses sujets de prédilection est le vide. Elle réalise ainsi des tableaux oniriques autour du thème des nuages, « petits êtres tangibles, la dernière rencontre du regard avant l’immensité du ciel ».

Aucun commentaire

Envoyer le commentaire