DAVIDE GALBIATI EXPOSE

L’église de la Haute Ville accueille « Traces de lumière ». Elle est le cadre idéal pour la remarquable exposition du travail de Davide Galbiati, sculpteur inspiré par sa foi. L’artiste, chrétien se dit aussi « intéressé par les autres religions ». Il ne prétend pas pour autant « présenter un catéchisme », mais il veut donner à réfléchir.

« J’avais envie de réaliser une exposition pour m’exprimer, sans avoir en arrière-pensée le souci de la vente des œuvres », explique Davide Galbiati.

L’exposition est organisée par l’Association de Protection de la Haute Ville et le Centre d’Action Culturelle, avec l’accord de la paroisse et la bénédiction de la mairie.

Elle permet de découvrir tout le talent de l’artiste, qui travaille le bois, la terre et le béton.

Sur le parvis de l’église, d’où on a une vue magnifique sur le Ventoux et la ville et l’Ouvèze, est installé un Christ à 5 mètres de hauteur, dont on a beaucoup parlé. Il « répond à la Vierge Noire de la colline de Sus Auze ». C’est cependant à l’intérieur que se dévoilent vraiment le talent et la spiritualité de l’artiste.

Le début de son cheminement historique est rappelé par la présence de quelques œuvres très classiques qui signet sa formation initiale en sculpture religieuse. Mais cette période est artistiquement lointaine.

Devenu plasticien, et « passeur de songes », il attache une importance particulière aux visages, conçus comme des chapiteaux en haut de colonnes, remplis d’une intense vie intérieure. Il recherche maintenant l’âme dans ses représentations.

On remarquera en particulier un « Jonas », géant bleu. Ce récit biblique a une importance particulière pour l’artiste. On le retrouve également dans les religions juives et islamiques, il symbolise la possibilité de remplacer le châtiment par le pardon.

Dans le chœur, une puissante sculpture monumentale, « La transfiguration » est inspirée par Matthieu 17,1-9, allie l’abstraction et la lumière.

L’inauguration a eu lieu vendredi en fin d’après midi, en présence notamment de Jacques Borsarelli, adjoint à la culture, de Martine Hollick, présidente de l’APHV, de Pierre Meffre, président de la Copavo.

L’exposition est ouverte du mercredi au dimanche de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h. Entrée libre.

 

BIOGRAPHIE

Formation [2004 – 2008]

Formation à l’Institut Professionel de Sculpture d’Ortisei, (Berufsschule für das Kunsthandwerk/Gröden),

Val Gardena, Bolzano (Italie) avec les maîtres : Gehard Demetz, Bruno Walpoth, Andreas Tomasini, Piccolruaz Helmuth Gebhard

Perfectionnement du dessin et modelage du corps humain à l’Insitut d’Art Ferdinand Demetz d’Ortisei,

Val Gardena, Bolzano (Italie) avec les maîtres : Antii Ruben Da Cudan, Markus Delago, Roland Senoner, Arnold Holzknecht

Perfectionnement d’anatomie artistique avec le professeur Alberto Lolli de l’Academie des Beaux-Arts de Bologna, Italie.

 

Collaborations [ 01/2012 – 01/2013]

– Collaboration avec le sculpteur MAURO BALDESSARI pour la réalisation de sculptures monumentales en résine pour la Cathédrale Mary Helpof Christians à Betterliving (Philippines).

– Collaboration pour la réalisation du monument à Mons. Luigi Biraghi pour le dôme de Milan.

PRIX

[2009] Prix Contemporary Art  » Saturarte » // Genova (I)

[2008] Prix Contemporary Art // Novara (I)

[2007] Prix Mondadori Art, Palais de la Permanent // Milano (I)

Apprentissage

[2008] Atelier Arts Sacré Ferdinand Stuflesser 1875 Ortisei, Vallée Gardena, Bolzano, Italie

[2007] Atelier de l’artiste Hermann Josef Runggaldier Ortisei, Vallée Gardena, Bolzano, Italie

[2006] Apprentissage à l’atelier HEIDE, Pontives, Val Gardena, Bolzano, Italie

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