Les fleuristes constatent une baisse des commandes pour Toussaint et essayent de s’adapter. Le petit commerce local, qui rend service toute l’année, fait des efforts pour survivre. Émilie Thiers, qui tient le magasin Les Jardins d’Opale sur le cours, voit le phénomène depuis plusieurs années. « L’impact commercial a beaucoup diminué, la Toussaint devient pour beaucoup une fête moyenne, comme les autres », dit-elle.
Les fêtes qui provoquent le plus de ventes de fleurs restent incontestablement la fête des Mères et la Saint Valentin.
Pour les prix, sur le chrysanthème standard, il lui est difficile de se battre sur les prix, surtout parce qu’elle a choisi de faire travailler les producteurs locaux plutôt que ceux de Belgique ou de Hollande. Elle affirme : « Je défends l’emploi local, et je propose de la qualité qui dure ».
Elle se bat aussi sur le service proposé aux clients. Pour les familles éloignées, ou qui ont du mal à se déplacer, elle se charge de fleurir les tombes dans un rayon de dix à quinze kilomètres. Elle ajoute « il m’arrive de transporter dans ma voiture des acheteurs à pied, qui ont plusieurs pots. Je les emmène au cimetière de Malaucène s’ils le demandent ».
Pour les choix faits par les familles, le chrysanthème reste la fleur préférée, mais il y a une évolution sur les couleurs. « On demande maintenant des pots avec plusieurs couleurs, obtenues en plantant deux ou trois pieds différents dans le même pot ». Des plantes font peu à peu leur percée, les bruyères et les cyclamens, et elle réalise aussi des coupes sur commande. « Sur ces produits, la comparaison des prix n’est pas toujours à l’avantage des grandes surfaces », mentionne Émilie Thiers.



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