LE MAIRE LANCE UN ULTIMATUM

« S’ils sont toujours là le 31 décembre, j’irais les attaquer à la disqueuse ». C’est par cette boutade que le maire a confirmé son intention de faire disparaître rapidement les panneaux qui défigurent l’entrée de la ville en venant de Séguret.

Il est vrai qu’à presque chaque réunion de quartier, il y a des protestations contre ces affichages sauvages et illégaux qui défigurent les paysages, principale ressource économique de la région. Et c’est à l’occasion d’une de ces réunions, récemment, que ces fortes paroles ont été prononcées.

Les contrevenants s’accordent en toute illégalité un avantage concurrentiel sur leurs homologues respectueux des lois.

Jean-François Périlhou avait pris des engagements sur le sujet pendant la campagne électorale, en particulier par écrit en répondant aux questions de « Vivre Vaison », association agréée qui défend le cadre de vie.

Au cours de la réunion précitée, le maire a confirmé qu’il avait réuni les personnes concernées, « une vingtaine » et que des propositions leur avaient été faites. Pour le premier magistrat, la disparition des panneaux de Sainte-Catherine sera « un geste fort » qui sera une première mesure concrétisant sa volonté d’agir.

La commune a lancé il y a quelques semaines un appel d’offres pour un « totem publicitaire », dont on peut penser qu’il accueillera des préenseignes actuellement sur le domaine public. Un deuxième appel d’offres a été lancé plus récemment pour quatre panneaux publicitaires d’entrée de ville. Enfin, ceux qui suivent le conseil municipal auront pu noter que deux fonctionnaires ont suivi une formation sur l’affichage publicitaire.

Tout semble indiquer que la commune prend le problème à bras le corps, ce qui fera plaisir à beaucoup de monde, que ces panneaux qui se multiplient et polluent l’environnement horripilent.

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