J-3 pour Charles Monier, un malaucénien qui va participer au Dakar 2015. Il partira le 4 janvier de Buenos Aires pour un périple de deux semaines en Amérique du Sud.
C’est une longue histoire pour ce Malaucénien, qui n’a pas ménagé ses efforts pour réaliser un de ses rêves. L’autre de ses rêves, courir le Bol d’Or, a été exaucé deux fois, en 2013 et 2014.
Cette participation au Dakar vient de loin. Elle a été possible grâce à l’acharnement du jeune coureur, qui a travaillé plusieurs mois pour réunir les fonds nécessaires à l’aventure, environ 50 000 euros. Il est soutenu dans son projet par sa famille, bien connue dans le village. Son père et sa mère sont passionnés de moto. Sa mère, Cathy, a été adjointe à la culture de la précédente municipalité.
En décembre 2013, Charles Monier recevait un premier soutien de la société de BTP Bonino, filiale de Vinci. Un chèque de 4 500 euros lui était remis par Freddy Guillet, son directeur.
En mai 2015, une gigantesque paëlla à la salle du Blanchissage, avec tombola, permettait à Alain Boule de gagner une moto, et au coureur d’arrondir sa bourse.
De multiples opérations, comme la vente de vin, en avril 2013, pendant que les anciennes montaient le Ventoux, ont permis d’arriver au financement espéré.
Charles Monier est pompier à Bollène.
Il court sur une KTM 450 RR. Il porte le dossard numéro 108.
Il déclare : « J’ai toujours été attiré par le Dakar, ça ne m’a jamais lâché. Mais dans un premier temps, je me suis consacré à la moto sur circuits. Après avoir participé au Bol d’Or, je me suis dit qu’il était temps de monter un projet Dakar. Quand j’ai pris contact avec David Casteu, il m’a proposé de venir sur le Desafio Ruta 40, afin de faire mes preuves. Et tout s’est bien passé, j’ai terminé 23e tout en gardant de la marge, c’est honnête pour un premier rallye. Surtout, c’est une bonne base de travail : par exemple, je ne connaissais rien à la navigation, et maintenant je sais un peu sur quoi m’appuyer. Mon but c’est d’arriver au bout, et pour cela il faudra bien gérer la machine. Je sais que le Dakar est très particulier. Tout peut très bien se passer, mais s’il y a un grain de sable… tout peut basculer. Ce qui me fait peur, c’est justement un enchaînement de mauvaises circonstances ».
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