DECES DE MICHEL JEURY

Le romancier de science-fiction Michel Jeury est décédé à Vaison-la-Romaine le vendredi 9 janvier. Il avait 80 ans, et était l’auteur de plus de soixante-dix ouvrages de science-fiction, dont il a été un des auteurs phares.

Né dans une famille paysanne en Dordogne, tout en aidant au travail agricole de ses parents, il poursuit ses études et obtient le bac en 1952. Dans le courant des années 1950, il écrit plusieurs romans, de science-fiction puis de littérature générale, tout en travaillant.

Il obtient le prix Jules Verne pour « La Machine du pouvoir », publié en 1960 sous le pseudonyme Albert Higon. La parution du livre « Le Temps incertain », en 1973, dans la prestigieuse collection Ailleurs et Demain chez Robert Laffont fit grosse impression. Il s’agissait d’un roman rappelant le style de Philip K. Dick. Le roman met en scène un futur qui « introduisait comme possible des tyrannies industrielles de l’avenir en désignant explicitement leurs vecteurs : les multinationales », affirme Gérard Klein.

Dans « Poney-Dragon », en 1978, peut-être son chef d’œuvre, un « voyageur de la destinée » se projette régulièrement dans un futur proche, fasciste et mystique, au moment de l’explosion d’un réacteur nucléaire en Union Sovietique. Le roman est écrit 10 ans avant Tchernobyl.

Après 1988, Michel Jeury délaisse la science-fiction pour le roman de terroir, pendant une décennie.

En 2011, il publie « May le monde », qui obtient le Grand prix de l’imaginaire. Il y décrit un monde hyper pollué, dirigé par une poignée de puissants, où les religions sont perverties et les communautarismes exacerbés, où les violences sociales se multiplient.
 

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