Le 10 mars 1915, à Vaison-la-Romaine, naissait Camille Février. En 1939, il est mobilisé et envoyé à Beyrouth. Après la démobilisation, il est affecté comme instituteur à Beaumont-du-Ventou=x, où il remplit également la fonction de secrétaire de mairie. Bien qu’il reste très discret sur son action pendant la guerre, les confidences recueillies auprès d’anciens combattants, notamment lors de la cérémonie de 2012 commémorant la libération de Vaison, où il fut spécialement honoré, permettent d’affirmer qu’il a joué un rôle dans les liaisons entre les maquis Vasio et Ventoux, et aussi qu’il a évité le STO à plusieurs jeunes. « Il lui est même arrivé de fabriquer de faux papiers », disait Yvette en 2011. Il a été décoré plusieurs fois.
En septembre 1945, il vient enseigner à Vaison-la-Romaine, où il utilise la méthode Freynet, créée en 1924. L’auteur de ces lignes, qui a eu le plaisir de faire partie de ses élèves, se souvient encore des compositions de textes avec les caractères en plomb, de l’encre d’imprimerie, et des échanges de lettres avec une classe du nord de la France. Des Ardennes peut-être ? C’était une époque où il y a avait d’un côté l’école de filles et de l’autre celle des garçons.
Camille Février vit dans sa maison prés de la cathédrale, avec sa femme Yvette, épousée en 1939, institutrice elle aussi. Elle a eu un rôle important comme présidente de l’Association culturelle de l’Amicale Laïque, et elle a tenu pendant 32 ans sa bibliothèque, qui a été à la base de la bibliothèque municipale. Lui a été un des créateurs du Centre d’Information Culturelle. Il a fait partie du premier conseil d’administration comme secrétaire adjoint, aux côtés d’Auguste Gras, instituteur dans la même école, et de Serge Marzaux, président.
Photos : Hommage à Camille Février, en compagnie d’Yvette, lors de la commémoration de la libération de Vaison, 26 août 2012.



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