Samedi après-midi, la galerie Martagon organisait le « finissage » de l’exposition Nicolas Daubanes et John Francis.
« C’est un événement organisé pour rappeler au public que l’exposition va bientôt finir, et donner des regrets à ceux qui ne sont pas venus », expliquait avec un sourire malicieux le maître des lieux, Michel Barjol.
Nicolas Daubanes était venu pour l’occasion. Une bonne occasion de rencontrer l’artiste et de discuter de son travail dans un cadre plus calme qu’un vernissage. Son travail occupait le rez-de-chaussée de la galerie, avec notamment une sculpture monumentale en béton.
« J’ai construit cet escalier en béton chargé de sucre », explique l’artiste devant son travail qui 1 200 kilos. « C’est un escalier construit selon les normes du bâtiment ».
La forme de l’escalier est une des constantes de son travail. « J’ai commencé par un escalier en colimaçon, où je retrouvais la forme de l’ADN ».
L’ouvre exposée est à plusieurs entrées. La présence du sucre est une forme d’hommage à la Résistance française. L’artiste rappelle que les résistants essayaient de mettre du sucre dans le béton des blockhaus, ce qui diminuait sa résistance. C’est aussi une façon d’approcher la maladie, avec une œuvre malade de l’intérieur, dont la dégradation est inéluctable.
Il exposait aussi des tableaux réalisés à partir de photos. Ils sont faits de limaille de fer répandue sur la feuille et maintenue en forme par une aimantation derrière le papier. Là aussi, l’artiste recherche le fragile. « Si l’on passe le doigt sur la limaille, l’œuvre disparaît ».
Pour la prochaine exposition, la galerie exposera Charlotte Tringuie Pringy et Thomas Lanfranchi.
Vernissage le 11 juillet




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