La première représentation du festival Vaison Danses 2015, hier au théâtre antique, a été un plein succès. L’amphitéâtre romain était pratiquement complet, seules les places latérales, inutilisables du fait de la configuration de la scène, étaient vides.
Dada Masilo a présenté avec sa troupe sa version de Carmen, une Carmen volcanique et érotique, une Carmen d’Afrique du Sud, femme fatale comme femme victime des hommes dans un monde violent.
« Je veux absolument que ma version de Carmen soit vraie. Je ne veux pas d’une version superficielle. Carmen parle de sexe, de manipulation, de douleur, d’ambition et de mort. Je ne veux pas être polie ou timide à propos de quoi que ce soit » expliquait Dada Masilo en janvier.
Refusant le cliché d’une Carmen à pois et à volants, la chorégraphe sud-africaine déchaîne sur la scène une fiesta permanente. Ça rit, ça s’invective, ça se bat, ça drague, en anglais, mais aussi dans les langues d’Afrique du Sud. Un peu de flamenco rappelle, avec la musique de Bizet, largement retravaillée, l’origine du ballet. La chorégraphie mêle flamenco, danse contemporaine et dans africaine, avec une virtuosité technique exceptionnelle, interprétée par des danseurs flamboyants, mais parfois proche du music-hall. Le cocktail est étonnant, et très apprécié du public.
Photos du spectacle interdites par la troupe.



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