LE « PRINCE FRANÇAIS » AU CLAEP

Juan Rozoff, surnommé par les médias le Prince français, est celui qui, au début des années 90, a réussi un véritable tour de force en imposant un funk qualitatif, énergique et original dans un paysage musical français ignorant encore Sinclair ou la FFF. Son talent convoque également l’admiration de ses pairs. Juan Rozof a ainsi vu des artistes de renommée internationale tels que Bootsy Collins, Maceo Parker et Fred Wesley lui offrir leur collaboration. Il a aussi fait la première partie de géants comme James Brown, Larry Graham, George Clinton, Temptatins, Maceo Parker. Juan Rozof a d’autre part participé aux albums de Disiz la Peste, Amadou et Mariam, David Guett, Charles Schillings.

Il a également pris part aux bandes originales des fims de Philippe Harel (Extension du domaine de la lutte tiré du roman éponyme de Michel Houellebecq), et d’Éric Toledano et Olivier Nakache (Tellement proches). Juan Rozof a également composé et interprété des tires pour les spectacles de Jamel Debbouze et Julie Ferrier. Mathieu Chedid (M) a joué plusieurs partis guitare du dernier album de Juan Rozof (Maison Rozoff) et Sandra Nkaké fait les chœurs de Maison Rozoff et Abalorladakor.

Il ne s’agit pas de rendre hommage à une gloire passée, mais plutôt de redonner à cet auteur-composeur-interprète multi-instrumentiste (batterie, percussions, piano, guitare…) sa juste dimension : celle d’un bâtisseur essentiel du funk en France, d’un petit génie du groove consacré par la presse spécialisée « petit Prince (alias Sex-Symbol) hexagonal » dès son premier album « Jam Session ». La raison pour laquelle sa notoriété auprès du grand public n’est pas encore à la mesure de son talent réside certainement dans le fait que Juan Rozof n’est pas vraiment un « artiste carriériste ».

Spectacle le samedi 7 novembre à 21 h au Claep, route du stade à Rasteau

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