La réunion organisée mercredi soir par la Copavo, destinée vulgariser la fibre optique et à exposer aux entreprises intérêt qu’elle présente, n’a pas rencontré le succès qu’elle méritait.
Seulement une quinzaine de personne s’est retrouvée dans les locaux de la communauté de commune, dont Jean-Pierre Larguier, président de la Copavo, Sophie Rigaut, conseillère départementale, Jean-François Périlhou, maire de Vaison, et Éric Léturgie, adjoint. Si on leur ajoute les intervenants, au nombre de cinq, un fonctionnaire en service et deux représentants de la presse…
Pourtant, les choses étaient bien organisées, et intéressantes pour les chefs d’entreprises. Après les introductions de Jean-Pierre Larguier, président de la Copavo, et de Jean-François Périlhou, vice-président, qui ont présenté la politique numérique du territoire, Monsieur Carlin, de Vaucluse numérique a fait le point sur les types de connexions possibles pour les professionnels. Vaucluse numérique est l’entreprise qui installe le réseau et l’exploite, en le louant aux fournisseurs d’accès.
L’extension des zones couvertes a été très rapidement abordée, en réponse à des questions de la salle. L’installation à la zone d’activité des Écluses et considérée comme prioritaire par les élus locaux, mais la décision de câblage ne relève pas de la Copavo ni de la commune. Il en est de même pour l’extension de la zone couverte par la fibre, 60 % des foyers vaisonnais, pour atteindre 100 % et les villages alentour. Un deuxième plan quinquennal est prévu, mais son contenu est à définir. Si ces opérations n’y figurent pas, il faudra attendre un autre plan, au plus tôt dans cinq ans.
Deux responsables d’entreprise ont fait part de leur expérience. Jérôme Clérino, gérant de Couleur carreau à Vaison, a exposé en détail le cheminement qui l’avait conduit à s’équiper. Il a affirmé avoir augmenté de façon sensible la productivité de ses six employés, et réalisé plusieurs milliers d’euros d’économie annuelle sur ses frais de télécommunication.
Christophe Letninger, directeur technique de B2Pxeb à Cavaillon, a expliqué la sécurité qu’offrait le cloud à son entreprise, leader national sur son marché, la bourse de fret. « Si demain nos installations de Cavaillon sont détruites, nous continuerons à fonctionner normalement pour nos clients », a-t-il expliqué.
Enfin, le rôle du label French Tech Culture et son intérêt pour la région ont été expliqués.
On ne peut qu’être étonné du manque d’intérêt des chefs d’entreprise pour une présentation des possibilités qui leur sont offertes, très loin de ce qui est proposé aux particuliers tant en services qu’en qualité, et généralement mal connues. L’absence des producteurs locaux et des entreprises de tourisme est à ce point de vue difficile à expliquer. Espérons qu’elle est le signe que tout va bien pour eux, et qu’ils n’éprouvent pas le besoin de se développer.




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