DES VAISONNAIS CONCERNÉS PAR LES ATTENTATS DE OUAGADOUGOU

Des liens existent de longue date entre la ville de Vaison-la-Romaine et le Burkina Faso. Trois associations locales soutiennent ce pays. Leurs responsables sont très affectés par les événements tragiques survenus à Ouagadougou. Dio Dramane, directeur du club jeunes de la Copavo et président de l’association Échanges, a de la famille là-bas, dont un des membres a été blessé dans l’hôtel attaqué. « Il participait à une réunion, les terroristes sont entrés et ont mitraillé les participants. Ils sont restés prisonniers de 19 heures à 4 heures du matin », a-t-il appris.

L’association Échanges a déjà construit, dans un village de 1000 habitants en brousse, un local pour les jeunes, pour qu’ils aient un lieu de réunion. Elle travaille en étroite collaboration avec le Club Afrique du lycée, qu’elle anime pour permettre aux élèves de découvrir l’action humanitaire internationale. « Nous y sommes allés en 2006, expliquait le président d’Échanges, et un des objectifs de l’association était d’y retourner ». L’association avait été contactée par le lycée Lucie Aubrac de Bollène et par une association de Vias, dans l’Hérault, qui organise des colonies à l’étranger, pour leur organiser des séjours. Ces projets sont suspendus.

« Les amis du Burkina » est la troisième association humanitaire locale qui travaille au développement du pays. Elle agit en faveur du village de Passakongo, à 250 kilomètres de Ouagadougou. En l’absence de la présidente, Marie-jo Ferrand, la vice-présidente, Martine Piccoli, qui dirige l’antenne de l’association à Pontcharra-sur-Turdine, dans le Rhône, emprise le point de vue de l’association. Elle est très choquée. Les responsables de l’association se sont rendus sur place en fin d’année, comme d’habitude. Ils sont revenus il y a un mois. « Nous n’avons rien ressenti d’inquiétant, le pays semblait à l’abri, les relations entre les ethnies et les religions sont bonnes », dit-elle. Mais pour la première fois, les responsables s’étaient fait inscrire auprès du ministère des Affaires étrangères. « Le Burkina est limitrophe du Mali et du Niger, où il y a des problèmes », explique la vice-présidente.

Elle espère que ces événements tragiques ne démobiliseront pas les bonnes volontés, et remarque : « Ils ont encore plus besoin de nous maintenant ».

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