« Les pharmaciens ne sont pas des nantis » affirme Philippe Bonnefoy, président de l’Union des syndicats des pharmaciens d’officines de Vaucluse, et également président de l’association des commerçants de la ville, pharmacien place Montfort. Il cite des chiffres : « trois pharmaciens ferment en moyenne chaque semaine, une en centre-ville, une en quartier difficile, et une en milieu rural ». Ces disparitions rendent encore plus difficile l’accès aux soins. Il ajoute que les marges diminuent, et que les 22 000 pharmacies de France ont toute supprimé un ou deux emplois, soit au total « 20 000 à 30 000 emplois ».
Au moment où se discute la nouvelle convention avec la Sécurité Sociale, les pharmaciens veulent faire entendre leurs difficultés au public et aux décideurs.
Ils souhaitent signer avec l’État un contrat de cinq ans, avec une évolution du rôle des pharmaciens et un revenu garanti. Ils proposent des réformes qui offriraient plus de service à la population, qui permettraient au final e faire des économies et d’avoir une meilleure couverture médicale. Parmi leurs propositions, ils avancent la coordination des soins, des actions de prévention et de dépistage dans les officines, un suivi des personnes âgées et des malades chroniques…
Ils envisagent d’autres types d’action si leurs propositions ne sont pas discutées.



Aucun commentaire