Jeudi soir, Corinne Barthet-Robert de la librairie l’Annexe a accueilli, devant un public nombreux, trois poètes, Lara Dopff, Guilhem Fabre et Yves Ouallet, en donnant carte blanche à Lara Dopff, éditrice des éditions Phloème.
Cette rencontre a pu avoir lieu grâce à Guilhem Fabre, que Corinne avait déjà reçu à l’Annexe. C’était une première pour Guilhem Fabre dont c’était la sortie officielle de son dernier ouvrage, « Le dit de la grande peur » aux éditions Phloème.
Après la présentation des éditions Phloème et de chaque poète, Corinne a laissé la parole à Lara Dopff. Lectures de poésies, de textes ont ponctué la soirée dans la douce atmosphère des lieux.
Lara Dopff est une jeune éditrice et poète. Après avoir étudié et pratiqué les Arts dramatiques en France et au Québec et avoir effectué un Master de Création littéraire à l’Université du Havre, Lara Dopff écrit. Elle est poète, et a fondé une maison d’édition. Elle se consacre à l’errance et à ses carnets. Elle est l’auteur d’un recueil de poèmes en dix livrets (l’arbre de nerfs — Carnets I a VII, Éditions Phloème 2016, l’arbre de nerfs — Carnets VIII, IX, X — Grèce -, Éditions Phloème 2016), ainsi que d’une déambulation poétique au sein de la ville du Havre (Avoir un havre, Éditions Phloème 2016). En de longs poèmes scandés, qui sont comme des chants, l’arbre du corps raconte ses racinements et ses déracinements, en parcourant les montagnes et les mers, au long de la découverte d’un autre corps, et de la quête d’un autre pays (poèmes de montagne et d’eau, Péloponnèse, en préparation).
Guilhem Fabre est sinologue, coordinateur de l’Anthologie de la presse des gardes rouges Révo.cul dans la Chine pop. (10/18, 1974) et traducteur avec Huang San de deux romans de Yu Luojin, Le nouveau conte d’hiver et Conte de printemps (Christian Bourgois, 1982 et 1984). Il a traduit les poèmes choisis de Liu Hongbin (Un jour dans les jours, Ed Albertine, 2008) et de Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix 2010, (Vivre dans la vérité, Gallimard/ Bleu de Chine, 2012 ; Les élégies du 4 juin, Gallimard/Bleu de Chine, 2014). Il est aussi l’auteur d’une anthologie des poèmes connus par cœur en Chine, Instants éternels, Editions la Différence, 2014, et de plusieurs recueils de poésie, Calculs de la poussière, Édition L’Atelier du Grand Tétras, 2016, et Le dit de la grande peur, Édition Phloème, 2017.
Yves Ouallet est maitre de conférences en littérature comparée et en littérature française des XXe -XXIe siècles à l’Université du Havre et anime un atelier d’écriture à l’École d’Art de Rouen et du Havre. Il s’interroge plus particulièrement en ce moment sur la survie poétique, les enjeux anthropologiques et éthiques de l’écriture (L’écriture et la vie, tome I — Inscriptions, Éditions Phloème, 2015, L’écriture et la vie, tome II — La survie poétique, éditions Phloème, 2016, L’écriture et la vie, tome III — Éthique et écriture, éditent Phloème, 2016). Il préfère désormais les hypothèses et les conjectures aux thèses. Dernières conjectures : l’identité poétique, le corps poétique, le désoubli, la pensée errante (La pensée errante, en préparation). Il a toujours hésité entre la vie philosophique (Petit traité des émotions suivi d’une petite éthique portative pour l’ère du vide, Essai, à paraître en 2017), et la vie poétique (Mer d’Aral, poèmes, à paraître en 2017).
Après des échanges entre le public et les poètes, ces derniers se sont prêtés à une séance de dédicaces de leurs ouvrages tout en dégustant le buffet préparé par Corinne.
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