SAINTE MARIE MADELEINE ET SAINT JÉROME DE RETOUR À VAISON

Le mardi 24 octobre 2017, les statues de Sainte Marie Madeleine et Saint Jérôme, datées du XVIIIe siècle, ont réintégré la cathédrale Notre-Dame de Nazareth.

Ces sculptures de très belle qualité sont en bois sculpté doré. Conçues pour la cathédrale de la Haute Ville, elles ont été placées dans l’abside de la cathédrale Notre-Dame de Nazareth, puis dans le collatéral nord. La mise en place de l’orgue de chœur, venu s’insérer entre elles, nuisait à leur présentation. Il a donc été décidé par la paroisse, la DRAC et le service patrimoine qu’après restauration, elles seraient placées en face, à environ 2,50 m du sol, dans le collatéral sud devant le Saint-Sacrement.

Il a fallu les restaurer car elles présentaient des altérations anciennes :

  • L’infestation d’insectes xylophages n’était plus active depuis des années. Cependant un traitement anti parasitaire a tout de même été réalisé.
  • De l’humidité : moisissures au dos, décollement, écailles et pertes de dorure
  • Des brûlures : sur la tranche de la tête de mort portée par Madeleine et sur le pied droit peut-être en lien avec un incendie dans l’église haute pendant la période révolutionnaire.
  • Des traces de réparations : colle d’ébéniste, clous (XIXe s)

Le restaurateur Daniel Haddad d’Avignon et sa stagiaire Nilla Petit Requena ont procédé à un traitement fongicide, un nettoyage et la consolidation des parties pulvérulentes par injection de résine. Il a fallu aussi démonter le bras gauche de Marie Madeleine et enfiler dans la cavité ancienne une nouvelle fixation de laiton. S’en sont suivi des opérations de comblement de matière avec une résine Balsite colorée dans la masse, une réintégration picturale des lacunes de type archéologique avec des aquarelles ainsi que les lacunes du socle qui ont été comblées avec des pièces de bois de tilleul.

Pour préserver les statues, seuls les plumeaux et les pinceaux ont été employés en dépoussiérage et pour éviter les variations d’humidité les pots de fleurs à proximité sont bannis.

Cette restauration estimée à un peu plus de 15000€ Hors Taxe, est subventionné à hauteur de plus de 6000€ par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) avec le Pôle Patrimoine et Archéologie de la Mairie.

 

 

GALERIE PHOTO –   ©   (cliquez sur les images pour les ouvrir ou les faire défiler).

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