DU FER À BÉTON À L’ŒUVRE D’ART

Le matériau le plus ordinaire peut être sublimé par un artiste de talent. Véronique Wirth en fait la preuve dans l’exposition quasi impromptue qu’elle a installée au début du mois, pour une quinzaine de jours, dans la rue des Fours, à la Haute Ville. Une sorte d’écho au travail de Pierre Ribà, qui expose en même temps à la Galerie des origines. Lui travaille le carton ondulé.

Véronique Wirth travaille le fil d’acier et, en ce qui concerne cette exposition, principalement le fer à béton. L’aspect rude de ce matériau souvent aperçu sur les chantiers de construction est détourné au profit de sculptures à l’aspect doux, d’une apparente légèreté.

L’artiste aime parler « souplesse et de légèreté » en évoquant ce matériau. Elle ajoute être « en quête d’équilibre, de lignes essentielles, chercher « la force dans le simple ». C’est aussi pour elle l’occasion de « parler de l’humain, de sa dualité et cette part de lui qui aspire au beau et à la poésie.

Elle expose des œuvres de petite taille, adaptées au local mis à sa disposition. « Je réalise aussi des œuvres monumentales », dit-elle. Mais les œuvres plus petites sont plus faciles à transporter et à exposer. « Elles influencent aussi mes grandes sculptures », mentionne Véronique Wirth.

Elle a commencé à travailler le fil d’acier « par opportunité et pour répondre à un défi ». Et les défis, son origine, le milieu sportif, l’a habitué à les relever. Elle faisait de l’escalade et de l’acrobatie sur corde. Elle réalisait des figures, et mentionne « j’ai toujours créé ».

Son travail a été remarqué par la fondation Villa Datris, et elle y expose actuellement.

L’exposition devrait se terminer vers le 15 septembre, Véronique Wirth n’a pas fixé de date. Espérons qu’elle sera encore en place pour les Journées du patrimoine.

 

GALERIE PHOTO — © (Cliquez sur les images pour les ouvrir ou les faire défiler).

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