Le maire de Vaison, Jean-François Périlhou, interpelle par courrier le ministre des Finances sur la baisse des dotations de la commune.
« C’est la double peine », dit-il en constatant que selon ses calculs, la baisse des taux d’imposition qu’il pratique entraîne une baisse de la dotation de l’État. Elle est passée, entre 2013 et 2018, de 1 104 000 € à 411 000 €. Cette dotation est calculée en prenant en compte de nombreux critères, dont la capacité de mobilisation du potentiel fiscal. Sans pouvoir donner de chiffres précis, il affirme qu’en l’absence de baisse des taux, la commune aurait encaissé « quelques dizaines de milliers d’euros de plus ».
Il déplore vivement que la commune ne soit pas récompensée de ses efforts, qu’alors qu’elle a fait des efforts de gestion, participant notamment à la réduction de la dette globale, faisant passer la sienne de sept millions d’euros en début de mandat, à quatre millions et demi.
Il constate un « gap » entre le discours officiel et la réalité du terrain, après un « calcul obscur » qui « pénalise les bons élèves ». En baissant les taux, « on se fait avoir », dit-il, et il demande un mécanisme qui encourage une gestion vertueuse. Il affirme qu’il est difficile de se faire entendre, car les communes qui baissent les taux sont « très minoritaires », trois dans le Vaucluse, Vaison, Orange et Le Pontet.
Il espère vivement avoir une réponse du ministre : « je ne pense pas que malgré son agenda chargé, le ministre méprise un élu local ».




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